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 « Requiem for our Hopes. »

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AuteurMessage
Myu-sic
Le P'tit Nouveau
Myu-sic

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Date d'inscription : 02/05/2011

MessageSujet: « Requiem for our Hopes. »   Lun 2 Mai - 20:27

« Requiem for our Hopes. »

    ♠ Auteur
      Myu.


    ♠ Pairing
      Hm., il y aura pas mal de mélanges. Je vous laisse découvrir au fil de l'histoire.



    ♠ Genres
      Deathfic ; Drama ; POV ; Yaoi ; Romance ...


    ♠ Length
      2/?


    ♠ Classement
      [R] ; Restreint.


    ♠ Crédits
      Les cinq personnages principaux ne m'appartiennent pas, à savoir Aoi, Ruki, Kai, Uruha & Reita. Les protagonistes secondaires ont quant à eux été inventés de toute pièce. Cette fiction m'appartient.


    ♠ Résumé
      « Tout homme a un espoir. Tout homme aspire à quelque chose dans sa vie. Mais tout espoir est vain, n'est il pas ? »

      Aoi, Ruki & Kai sont tous trois amis d'enfance et entrent maintenant à la faculté de droit de Todaï. Leur vie ne peut s'annoncer meilleure ; ils sont issus de familles aisées, sont intelligents, appréciés & n'ont jamais connu de réelles difficultés dans la vie.
      Alors que ce jour sous la pluie s'annonçait anodin, une rentrée scolaire comparable à tant d'autres, ce jour a sans aucuns doutes été le déclic qui chamboulera toute leur vie...



    ♠ Autre
      C'est ma première fiction, donc bon... Soyez indulgent, huh ? Non je plaisante, n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez au fil de l'histoire, tout conseil est bon à prendre, surtout quand on débute. La fiction sera divisée en deux parties majeures, sachant qu'entre les deux parties majeures, quelques années auront passé. Je vous souhaite une bonne lecture. o/




____________

FIRST ; LOOKING FOR THE LIGHT.

    First Chapter ; “ Friends under the Rain. ”
      Point Of View ; Aoi.


    Petite et perfide pluie.. Dans quelle humide et froide morosité nous plonges tu, nous populace tokyoïte entassée sous d'immenses étendues de parapluies, sombre et bruyante mer d'individus exaspérés par le calvaire que tu nous fait subir ? Tes larmes glacées martèlent, délivrant à chaque impact un infime heurt sec, trempant les individus jusqu'à l'os. Ton averse s'étend à la ville, plongeant chaque individu dans une humide morosité, une nébuleuse mélancolie, alors que tous s'empressent de s'entasser dans les transports, trop angoissés à l'idée d'arriver en retard.
    Toute cette masse à l'imperméable ruisselant, à la peau trempé, au souffle bruyant... Cet air humide et étouffant, j'ai l'impression moi même d'asphyxier, d'être oppressé dans quelque chose d'exécrablement écœurant... Je n'aspire qu'à une chose ; sortir de ce tramway, et respirer. Le front appuyé sur une vitré embuée, je fixe d'un regard glacial quiconque ose me frôler de son habit mouillé, ou me regarder, ne serait ce que d'un regard vide et dénué de tout sentiment.
    Décidément, je suis aujourd'hui vraiment d'une sale humeur... Pourtant, tout en ce 'beau' jour d'avril devrait m'inciter à éprouver une euphorie sans limites, si l'on omettait le déluge. En effet, j'étais sûrement l'une des personnes qui était la moins à plaindre dans cette masse oppressée ; j'avais des amis, étais admis au concours d'entrée à la faculté de Todaï, étais brillant en cours, et étais loin d'avoir un physique ingrat. Ma vie jusqu'à désormais était une suite de réussite et de succès, de ma naissance jusqu'à aujourd'hui, et j'étais déterminé à terminer mon existence de la sorte, maintenant trop habitué à la perfection et au fait qu'on me respecte et m'apprécie. Certains disent que je suis un peu trop imbu de ma personne ; certes, je ne les contredirai pas, car parmi mes nombreuses qualités, je suis doté d'une certains clairvoyance qui me pousse à reconnaître les défauts que j'ai, et je confirme le fait que je suis un jeune homme fier. Un peu trop peut être, mais pas suffisamment pour être haïssable aux yeux des autres en tout cas.
    Bref, bien que je sois en temps normal d'une humeur relativement joviale, c'était loin d'être le cas aujourd'hui. Je m'étais levé du mauvais pied, et mes camarades de classe et amis allaient devoir en subir les conséquences, et j'en étais navré pour eux d'avance, vraiment. Mais que voulez vous, j'avais passé une mauvaise nuit à cause de l'empressement et l'angoisse d'entrer à la faculté le lendemain.. Et puis il faut dire que je n'étais pas encore habitué à cet apparemment dans lequel je vivais désormais seul, ayant quitter la demeure familiale avec la détermination de vivre indépendamment de mes parents.

    Bref, je fus sorti de mes pensées par une voix haut perchée qui annonçait l'arrêt de la faculté de Todaï. Je me levais donc du fauteuil sur lequel je m'étais affalé pendant le voyage, bousculant les personnes sans leur présenter d'excuses, ce qui les incitait donc à lâcher quelques plaintes auxquelles je ne portais pas la moindre attention. Je dégainai alors un parapluie sombre, que je brandis au dessus de ma tête afin de parer l'averse qui battait toujours la ville, la plongeant dans une terne monotonie. Je ne savais où je devais rejoindre mes deux meilleurs amis, qui étaient eux aussi admis à la faculté de droit, mais je songeais que le hall d'entrée de l'université serait sans aucuns doutes l'endroit le plus probable où je pourrai les trouver. Comme un bon nombre d'étudiants de première année, je m'immobilisais devant l'imposante bâtisse qu'était Todaï, observant le bâtiment principal qui se dressait fièrement devant moi. Alors que les yeux de certains brillaient de larmes d'émotion, et que les lèvres d'autres esquissaient de grands sourires satisfaits, je sondais stoïquement cette splendide architecture, avant de continuer mon chemin vers la porte principale.
    Tous ces nouveaux venus semblaient si enjoués à l'idée de venir pour la première fois en cours ici, que j'avais la véritable impression d'être un ingrat au milieu d'eux, tant l'expression que j'avais sur le visage donnait l'impression qu'on me menait à l'échafaud. Et pourtant, j'étais moi aussi heureux à l'idée de rejoindre ce prestigieux établissement, mais il fallait croire que la mauvaise humeur qui était mienne aujourd'hui était bel et bien encrée en moi aujourd'hui, et me connaissant, je ne ferai sûrement rien pour lutter contre celle ci.

    Ainsi, j'avançais sous mon parapluie, le regard sondant vaguement chaque silhouette à la recherche d'un de mes potes. A vrai dire, j'étais en train de me demander si je voulais véritablement les trouver ou non. Était ce ma générosité qui me dictait de ne pas les rejoindre à cause de ma mauvaise humeur ? Ou était ce plutôt mon désir de rester seul et de ne voir personne ? Je n'en savais fichtrement rien, et continuais ma recherche. Sûrement que voir l'un d'entre eux arrangerait mon aigreur actuelle, du moins, c'était ce que j'espérais.
    Mes yeux d'ébène se posèrent alors sur une personne qui m'apparaissait comme familière ; un jeune homme de taille relativement petite, vêtu d'une élégante extravagance, à la chevelure blonde platine, à environ une vingtaine de mètres devant moi. Je l'interpellai donc :

      « Takanori ! »


    Mais aucune réaction, l'étudiant ne semblait pas m'avoir entendu. Je criai une fois encore son prénom, un peu plus fort que précédemment, mais mon effort fus vain. Perdant patience – que je n'avais pas ce matin, décidément - je hurlais :

      « PUTAIN RUKI ! T'ES SOURD OU QUOI ? »


    Enfin, il daigna se retourner vers moi, l'air étonné. Les autres étudiants me considéraient d'un œil déconcerté, comme si j'eus été un malade mentale, mais je ne leur portais pas attention, fixant le petit blond qui avançait vers moi avec un grand sourire aux lèvres. Cette expression espiègle sur son visage de gamin me donna d'ailleurs envie de lui coller des baffes, car je n'étais vraiment pas d'humeur à rigoler.

      « Merci mon petit Aoi, j'aurais pas besoin de me présenter aux autres, ils savent comment m'appeler maintenant.
      - T'avais qu'à te retourner la première fois que je t'ai appelé !
      - Waouh, calme, calme ! Je t'avais pas entendu.
      - Va t'acheter un appareil auditif alors. »


    Le sourire que mon ami affichait jusqu'à maintenant s'effaça légèrement, pour laisser place à une expression étonnée. Je savais parfaitement ce qu'il pensait : Il est de mauvaise humeur, ça sert à rien d'insister. D'ailleurs, cela m'agaçait quelques peu ; Ruki n'avait jamais été du genre vraiment persévérant, au contraire, il était un jeune homme au raisonnement simpliste. Pour lui, quand les choses n'allaient pas bien, il ne fallait pas forcément chercher quelle en était la raison ; c'était comme ça et pas autrement, et il ne fallait pas se prendre la tête pour ça. Certes des fois, j'adhérais totalement à cette façon de pensée, mais aujourd'hui ce n'était pas le cas ; j'aurais préféré qu'il me demande ce qui n'allait pas, s'il pouvait m'aider, mais je savais que cet espoir était vain. N'allez pas croire que Ruki est un mec trop égoïste pour s'intéresser aux autres, mais il pense juste que les gens n'ont pas forcément envie de parler de leurs problèmes.
    Il changea alors de conversation, dans l'espoir de détendre un peu l'ambiance qui était pour la moins tendue en ce début de journée :

      « Et sinon, qu'est ce que t'as fait pendant ces vacances ?
      - 'Me suis fait chier à trouver un appartement et à faire des déménagements.. Et au final je suis même pas bien là bas.
      - Bah, tu t'y feras à la longue, non ?
      - Nan, j'aime pas.
      - Mon cher Yuu, n'avez vous pas terminé de vous plaindre ? »
    dit une autre voix amusé derrière moi.

    Encore plus exaspéré à l'idée que quelqu'un ait l'affront de m'appeler par mon prénom – que je détestais – je ne daignais même pas me retourner vers mon autre meilleur ami, dont je savais que le visage était toujours rayonnant, avec cet éternel sourire aux lèvres. Je me contentais de dire, une fois sûr qu'il puisse m'entendre, avant de repartir sans attendre ni l'un ni l'autre :

      « Non, j'ai pas fini de me plaindre Kai. Et si t'es pas content, c'est là même chose. »


    Alors que je continuais ma marche, j'entendais le petit blond protester :

      « Hé ! C'est à moi de dire ça d'habitude ! Copiteur ! »


    Réplique à laquelle je ne portais pas la moindre attention.
    Alors que j'entrais dans le bâtiment principal, je regardais derrière moi si mes amis me suivaient, et je constatais qu'ils étaient en train de discuter tranquillement, leurs bouilles affichant toujours des grands sourires. Vraiment, quel ingrat j'étais. Je songeais rapidement que je ne méritais pas de tels amis ; ils avaient beau être toujours avenants avec moi, mes sauts d'humeur et et mon caractère pas toujours très agréable me poussaient à eles envoyer méchamment bouler de temps en temps. Soudainement pris de quelques remords, j'envisageai de leur présenter quelques excuses une fois que nous serions en cours.
    D'ailleurs, je me dirigeai vers un tableau d'affichage pour trouver dans quel amphithéâtre nous étions en première heure, et ne perdis davantage de temps à m'y rendre, pour garder trois places côtes à côtes vers le milieu de la salle, où Kai et Ruki ne tardèrent à me rejoindre. A peine furent ils assis que je m'empressais de leur dire :

      « Désolé pour ce matin...
      - T'inquiètes pas, on est habitués maintenant !
      lâcha le blond, ce qui me fit doucement sourire.
      - Quelque chose ne va pas Aoi ?
      - Pas spécialement.. Enfin, j'ai pas vraiment dormi, et je pense que j'étais un peu stressé à l'idée de venir à la fac.
      - Ha ça, c'est sûr que c'est pas rien. »


    Nous continuions de discuter de tout et de rien, pendant une dizaine de minutes. Je constatais que, même s'ils faisaient mine de rien, mes deux amis faisaient tout leur possible pour essayer de me faire sourire, ce dont je leur étais reconnaissant ; au final peut être n'auraient ils pas à subir mon animosité toute la journée.
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Nyah
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Nyah

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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Ven 6 Mai - 21:08

Houa ! *o* J'ai l'impression de lire un livre ! C'est vraiment trop bien écrit. :D En plus c'est avec The Gazette ! *w* J'ai hâte de lire la suite !!!! 8D
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Myu-sic
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Myu-sic

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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Jeu 12 Mai - 21:52

Hoo merci beaucoup. ^^
Et bien voici la suite. :D Désolée pour les erreurs de français de ce chapitre, au passage.

________

    Second Chapter ; “ Laughing Out Loud. ”
      Point Of View ; Ruki.


    Ha, notre petit Aoi adoré. Qu'il était mignon quand il était en colère, si imprévisible avec ses sauts d'humeurs inopinés. Tantôt à nous envoyer chier, tantôt à partager nos délires, tantôt à être terriblement sérieux... Même si le fait qu'il soit lunatique eut put constituer un défaut aux yeux des autres, c'était loin d'être le cas pour moi, car cet aspect de sa personne me faisait vraiment rire, et j'aimais à l'embêter sur cela, ce qui avait le don de l'agacer au plus haut point, comme précédemment devant la fac. Mais même s'il y avait sans cesses de petites tentions de la sorte, aucun de nous deux ne remettait en cause notre amitié, car il y avait toujours notre ami en commun qui était présent pour apaiser la situation. Parce que si moi même je n'aimais pas me prendre la tête lors de conflits, le brun à la bouille enfantine était encore plus pacifiste que moi ; depuis notre plus tendre enfance, Kai avait toujours été quelqu'un de cool, toujours présent pour peser le pour et le contre tranquillement, et calmer le jeu quand c'était nécessaire. Parmi nous trois, il jouait le rôle du hippie qui passait son temps à positiver, ce qui avait tendance d'ailleurs à agacer quelques peu Aoi, qui était quand à lui un homme plutôt speed et énervé, et dans ce cas là, c'était alors à moi d'intervenir entre les deux bruns. Vous l'aurez compris ; à nous trois, nous formons un trio inséparable, et ce depuis la maternelle. Nous avons grandi ensemble, avons toujours tout partagé, et ça nous ferait bien trop mal d'être séparés ou de se blesser, donc nous faisons tout pour que ce ne soit le cas. Ainsi en vingt ans, pas le moindre accrochage sérieux. La classe non ? Ça a d'ailleurs toujours attisé la jalousie de notre entourage, mais nous n'y portions jamais la moindre attention.
    Bref, et maintenant on était tous les trois à la faculté de droit. Certes, nos motivations pour y venir étaient toutes différentes, mais quoi qu'il en fut, nous avions été tous trois admis, et ce à notre plus grand bonheur.
    Aoi, vu son caractère fier, était venu à la fac dans l'optique de faire de longues et prestigieuses études pour obtenir un boulot qui était 'à sa hauteur'. Et même si ceci pouvait paraître terriblement prétentieux aux yeux de certains, nous savions Kai et moi qu'il était capable d'atteindre cet objectif ; après tout, notre ami avait toujours été un excellent élève à la détermination sans faille, alors il n'y avait pas de raisons qu'il n'y arrive pas. Nous avions d'ailleurs une preuve, qui n'était autre que les admirables résultats qu'il avait obtenu au concours d'entrée.
    Pour ce qui est de Kai, et bien... En fait il était venu par curiosité. Il n'avait pas envie de rater la vie étudiante à l'université, même s'il ne possédait pas de motif particulier pour venir en droit, si ce n'était ne pas être séparé de ses deux meilleurs amis. Attention, n'allez pas croire qu'il est venu en parfait touriste et sans véritable motivation, car le simple fait qu'il ait été admis à Todaï prouve déjà en soit la détermination de ce dernier.
    Et enfin pour moi, ben... Si parmi nous trois il y en a un qui n'a rien à foutre ici, c'est bien moi. Même si je ne voulais être séparé de mes amis, aller à l'université était bien quelque chose qui ne m'enchantait pas. Allons droit au but, okay ? Je suis issu d'une famille riche, et j'aurais de loin préféré arrêter mes études à quinze ans comme la loi l'autorise, et me rouler à vie dans les billets de banque que mes ancêtres entassaient depuis des générations. Mais la raison qui m'a poussé à travailler et à réussir le concours d'entrée de la fac n'est autre que ma mère. Je ne voulais pas la décevoir, j'ai donc décidé de m'inscrire à l'université, et en droit afin de suivre mes deux meilleurs amis. Et certes, même si on avouera que j'ai quelques facilités au niveau des études, je me doute bien que je ne réussirai pas si je refuse de me mettre à travailler sérieusement. Or, je ne vous cache pas que la motivation n'a jamais été aussi absente, et de plus, maintenant que je vis seul en appartement, je n'ai plus de véritable motif pour bosser. Donc je crois qu'aller à la faculté va se dévoiler bien plus tranquille que ce que je ne l'appréhendais.

    La sonnerie qui retentit soudainement fut suivie de l'entrée du professeur dans l'amphithéâtre, ce qui interrompit notre conversation, du fait qu'Aoi voulait écouter et se concentrer sur le cours, à mon plus grand ennui. De plus, le brun se trouvant au milieu, je ne pouvais papoter avec mon autre ami sans le déranger. Je me résignais donc à bavarder, mais il était tout autant hors de question que j'écoute le cours magistral qui s'annonçait ; je m'accoudais donc, retrouvant ma nature originelle, à savoir celle de radar humain. Quelle délectable occupation que d'observer tous ces étudiants avides de connaissances. Je les observais et les détaillais méticuleusement un à un, cherchant dores et déjà à savoir qui était susceptible de m'intéresser, physiquement parlant. Bien qu'il eut été difficile de voir certains visages penchés sur des blocs de papiers, j'en trouvais quelques uns à mon goût, et décidais donx d'en faire part à mon voisin, auquel je passai de temps à autres un bras autour des épaules, avant de brandir un doigt vers une personne et lui demander son avis. A plusieurs reprises, il me demanda de le laisser écouter le cours, et m'envoya même carrément chier à certaines reprises. Je jetai alors un coup d'œil à l'autre brun, qui était fidèle à lui même ; tantôt à papillonner, tantôt à prendre des notes sur ce que l'enseignant disait, tantôt à rire de ma conduite.
    Dans une autre tentative désespérée, je montrais une demoiselle du premier rang à mon voisin :

      « Regarde la fille là bas.
      - Putain Ruki, tu m'emmerdes, sérieux. Laquelle ?
      - Celle du premier rang, à gauche. Qui discute avec sa voisine. Elle est pas mal tu trouves pas ?
      - Ruki...
      dit il d'un air affligé.
      - Bon d'accord, j'ai compris... Je te laisse bosser.
      - Es tu sérieux ?
      - Ben oui, je vois bien que tu préfères écouter le cours.
      - Non, non, je parle pas de ça. Par rapport à la nana du premier rang. T'es sérieux ?
      - Ha ? Bien sûr que je suis sérieux, elle est pas mal tu trouves pas ?
      dis je, content qu'il daigne enfin m'accorder un peu d'attention.
      - Quel manque de goût... C'est consternant, vraiment. Houu, tu me déçois sérieusement ! » répondit il en se penchant de nouveau sur ses notes.


    Ha non ! Hors de question qu'il continue d'écrire et me laisse seul de nouveau. Je décidais de le provoquer un petit peu :

      « Dit il ! S'il y en a un qui manque de goût ici, c'est bien toi mon petit Aoi !
      - Comment ? Non mais je ne te permets pas !
      s'enflamma t-il.
      - Ben alors prouves le moi !
      - Tu vas voir si je manque de goût ! »


    Constatant qu'il posa son crayon et arrêta de prendre des notes, j'étais ravi de voir qu'il relevait le défi lancer. S'il y avait bel et bien quelque chose à faire pour énerver Aoi, c'était critiquer son manque de raffinement, ou se moquer de lui. Il sonda alors la salle rapidement, et après à peine une minute d'observation, il me montra à son tour une personne au rang juste devant nous et dit fier de sa trouvaille :

      « Là, regarde la fille au rang, juste devant.
      - Euh, Aoi... »


    La fille en question se retourna vers nous, étonnée de voir que l'un d'entre nous la montrait du doigt d'une manière peu discrète. Elle leva un de ses sourcils, écarquillant ses yeux marrons, avant de demander avec un sourire amusé :

      « La fille ? Quelle fille ? »


    Retenant un fou rire, je jetais un coup d'œil à mon voisin qui était littéralement en beug. Il était figé, fixant ce jeune homme terriblement androgyne, visiblement choqué. Je l'entendis marmonner :

      « J..M..Qu'est ce que.. Bordel ? »


    L'expression étonnée de l'autre s'accentua, il pencha légèrement doucement la tête sur le côté, fixant toujours mon ami, avant de lui demander :

      « Pardon, je n'ai pas entendu.
      - Euh...
      dit Aoi qui était toujours choqué par la réalité des choses. Autant pour moi, je pensais que t'étais une fille. Désolé !
      - Ha! »
      dit l'inconnu en pinçant légèrement les lèvres.


    Remarquant que ce dernier essayait de se retenir de rire, je ne pus m'empêcher d'éclater, ce qui semblait agacer le brun qui me demanda d'arrêter de suite, sous le regard du troisième individu, tandis que Kai demandait aux autres étudiants de ne pas nous porter attention, vu les regards courroucés qui nous étaient adressés.

      « VOUS TROIS CA SUFFIT ! DEHORS ! » hurla le professeur.


    Toujours hilare, j'adressai un regard désolé à Kai que nous abandonnions, mais il me fit comprendre par un hochement de tête et un sourire réconfortant que ce n'était pas grave, et qu'il nous rejoindrait une fois le cours terminé, tandis qu'Aoi et notre camarade de classe sortaient la tête baissée, apparemment confus d'être expulsés dès leur première heure.
    Pourtant, une fois que nous étions dans le couloir, le jeune homme aux cheveux châtains ne tarda pas à me rejoindre dans mon fou rire, ce qui intensifia mon hilarité. Suffoquant, je portais finalement attention à Aoi qui nous considérait tous deux d'un regard vexé, nous demandant d'arrêter :

      « Bon c'est bon là ! Ça arrive à tout le monde de se planter !
      - Hahaha ! Oui c'est sûr, mais n'empêche que c'est marrant quand même !
      répondit mon camarade de fou rire, ce qui eut pour conséquence que le brun soupira de consternation, avant de partir d'un pas énervé.
      - AOI ! Allez, c'est bon reviens quoi ! » arrivais je à dire avant de rire à nouveau.


    Mais mon ami semblait bien trop irrité pour revenir ; bah tant pis pour lui, il n'avait pas qu'à être aussi susceptible. Je restais donc là, avec l'autre jeune homme, avec qui je riais pendant environ une bonne dizaine de minutes. Finalement, nous nous posions par terre pour reprendre notre souffle, avant d'engager la conversation :

      « Bref, ravi de faire ta connaissance ! commençai je avec un grand sourire, en lui tendant une main amicale.
      - De même ! Tu t'appelles ? me demandant il en saisissant ma main et la secouant.
      - Matsumoto Takanori, mais je préfère qu'on m'appelle Ruki. Et toi ?
      - Appelles moi Uruha ! »


    Nous discutions jusqu'à ce que la sonnerie retentisse pour annoncer la fin de la première heure de cours. Si ma réaction avait vexée Aoi, elle m'avait permise de me rapprocher d'Uruha, qui se dévoila être un jeune homme très appréciable au fil de la conversation. Je lui présentais alors des excuses de la part du brun, que je décrivais comme quelqu'un d'un peu trop susceptible, ce qu'il m'expliqua avoir constaté. Finalement, Kai nous rejoignit, regardant aux alentours l'air ahuri :


      « Où est Aoi ?
      - Je crois qu'il a été vexé par notre moquerie. Uruha, je te présente Kai, un ami commun à Aoi et moi.
      [b]- Ravi de te connaître Kai,
      répondit simplement le châtain en faisant une légère courbette.
      - C'est réciproque. » ajouta simplement le brun avec un sourire.


    Bref, une fois les habituelles politesses échangées, nous décidions de partir à la recherche de l'autre brun ; pas que nous nous faisions du souci pour lui, mais nous ne voulions pas le laisser seul à bouder dans son coin. Nous le trouvions une dizaine de minutes plus tard, dans les toilettes des hommes, en train de remettre ses cheveux sombres en place, fait sur lequel le nouveau venu nous dit :

      « Bon, je vais vous laisser. A la prochaine ! »


    Kai et moi lui adressions un signe de main, avant de nous tourner vers notre ami, qui fit comme si de rien n'était. Vraiment, il était bien trop fier pour reconnaître sa susceptibilité certaine sur ce coup là, mais nous ne lui en voulions pas, passant directement à autre chose.
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Myu-sic
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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Jeu 12 Mai - 21:52

    Third Chapter ; “ Such a confession, my friend. ”
      Point Of View ; Kai.



      « Oui, allô ?
      - Allô Kai, c'est toi ?
      - Ruki, des fois je me demande si t'as oublié d'être con. Évidemment que c'est moi !
      dis je sans retenir un certain rire.
      - Oui bon. T'es disponible cette après midi ? On pourrait se faire une sortie à Shibuya, non ?
      - Ouais ça aurait été sympa, mais... Je pensais bosser cette après midi, je voudrais pas être à la ramasse dès le début de l'année. »


    Simulation.

      « Ahh d'accord... dit mon ami sur un ton déçu. Dommage ! Tant pis je trouverai bien un étudiant manquant de sérieux comme moi !
      - Je n'en doute pas. Bonne après midi, Ruki.
      - Ouais, merci toi aussi ! »
      conclut le petit blond avant de raccrocher.


    Plus rien. Le silence. Juste un alternatif son monotone. Je soupirai, immobile quelques secondes, le regard fixé sur l'écran de mon portable où étaient encore affichés le nom de mon ami et la durée de la conversation. Et finalement, d'un furtif mouvement de doigts, je rabatai le clapet de mon téléphone d'un coup sec.
    Quelques instants, je demeurais tel quel, fixant le mur blanc, comme s'il était une splendide œuvre d'art qui portait à une intense réflexion, laissant le vide s'emparer de mes pensées. Alors, je me traînais jusqu'au siège le plus proche, un vieux fauteuil de cuir brun que j'affectionnais particulièrement, sur lequel je m'affalai lourdement, lâchant un nouveau soupire de lassitude.
    Je contemplais alors le plafond, comme si cette étendue de plâtre fissurée était elle aussi un sujet portant à une réflexion philosophique, ou comme si cette supériorité blanchâtre et poussiéreuse allait me motiver ; or, je savais pertinemment que je n'allais pas travailler aujourd'hui. Non pas que je voulais prendre du retard dans mon travail dès le début de mon année scolaire, mais le vide qui s'emparait peu à peu de moi me poussait à vouloir rester ici, dans le silence et l'immobilité. Quant à voir Ruki... Certes j'adorais mon ami, mais...

    Depuis toujours, j'appréhende que mon masque se brise en mille infimes morceaux, laissant entrevoir cette réalité qui est mienne depuis maintenant des années. Malgré mon sourire, ma joie et mon pacifisme, j'ai peur. Terriblement peur. J'en tremble, j'en ai froid, je crains sans cesses que la vérité éclate au grand jour aux yeux de mes amis, et que ce lien qui nous unit disparaisse à jamais, nous plongeant respectivement dans une solitude sans égal. Petit à petit, le froid s'empare de moi, je tombe, de plus en plus bas. Mes paupières s'effondrent. Rupture. Le monde est en pause, l'œil s'humecte, tout est noir. Je respire, et regarde à nouveau. Je n'en peux plus.
    Je suis un menteur.
    Rester dans le silence toujours, se préoccuper des autres uniquement, ne jamais parler de soi, de ses impressions, de ses moindres onces de sentiments, assister et soutenir, à jamais. Je n'ai connu que cela, depuis ma plus tendre enfance. Demandez leur la moindre chose à mon sujet, la seule chose qu'il pourront répondre est qu'il n'en savent rien, et rapporteront tout à leurs personnes. Car constamment, l'unique chose que je réponds est ; « Et toi ? »
    Je ne souffre pas du fait que mes deux meilleurs amis rapportent tout à leur personne, au contraire. Je veux tout savoir d'eux, les découvrir, les comprendre, les soutenir, c'est tout. Mais ma souffrance est mon éternel mutisme.

    Je ne pouvais plus rester ainsi, ces moroses pensées me traversant l'esprit. Je me redressais alors, épris un modique instant d'un élan de motivation. Pourtant, je sentais dans mes yeux le poids des larmes, insupportable. J'abandonnai alors quelques perles salées, qui roulèrent doucement sur mes joues, avant d'être effacées d'un revers de main. Je ne devais plus rester tel quel. Je saisissais alors mon téléphone, allant machinalement à la lettre A du répertoire pour chercher le numéro d'Aoi. Hésitant, je regardais quelques secondes le contact, me demandant si je devais bel et bien l'appeler. Je me résignais alors, appuyant sur un bouton pour composer le numéro sélectionné. Je portais alors le téléphone à mon oreille, me raclant la gorge pour éviter que mon ami eut le moindre doute quant à mes pleurs. Soudainement, j'entendis sa voix :

      « Allô ?
      - Salut, Aoi. Tu vas bien ?
      - Oui, ça va. Et toi ?
      - La même. Dis, on pourrait se voir cette après midi, s'il te plaît ?
      - Heu.. Ben disons que Ruki m'a déjà appelé tout à l'heure pour sortir à Shibuya, et je lui ai dit que je pensais travailler cette après midi, donc je ne sais pas...
      - Oui, Ruki m'a demandé aussi et je lui ai dit que je voulais bosser aussi, mais...
      - Ben, pourquoi tu me demandes ça alors ?
      - J'ai besoin de parler Aoi... J'en peux plus.
      - Kai... ? C'est bien la première fois que je t'entends dire ce genre de chose.
      - Je sais, désolé mais..
      - Tu n'as pas à être désolé. Mais pourquoi ne pas parler avec Ruki, il a l'après midi disponible...
      - Je m'imagine mal lui dire que je lui ai menti tout à l'heure, tu vois...
      - En effet... Bon, bouges pas, je suis chez toi d'ici une demie heure.
      - Merci, Aoi... »


    Un mensonge de plus.
    En attendant que mon ami brun arrive, je tâchais de mettre un peu d'ordre dans mon appartement. Certes, je tâchais au quotidien de garder mon antre dans un état convenable, mais il fallait bel et bien avouer que je m'étais quelques peu relâché ces derniers jours, je ne te tenais pas à ce qu'Aoi découvre mon chez moi dans un tel état, surtout qu'il était assez maniaque. Et puis après tout, c'était l'occasion de me bouger un peu, au lieu de rester à ne rien faire.

    Une demie-heure plus tard, quand Aoi sonna à la porte, l'appartement était déjà plus présentable. Avant d'aller ouvrir au jeune homme, je m'arrêtais devant un miroir, sondant mon visage qui depuis le début de la journée affichait une expression mélancolique qui ne correspondait pas du tout au Kai que mes proches connaissaient. J'y remédiais donc, affichant un grand sourire qui me parut crédible, puis je m'empressais d'aller ouvrir la porte et saluer mon invité :

      « Hey. Merci d'être venu.
      - Kai... C'est quoi ce sourire ?
      dit il une expression étonnée et perplexe au visage.
      - Pardon ?
      - Ce n'est pas ton sourire habituel... Il y a quelque chose qui ne va pas ?
      - Entre, on discutera mieux à l'intérieur. »
      répondis je comme s'il n'eut rien prononcé.


    Il me suivit alors jusqu'au séjour, où je lui priai de s'installer sur le canapé, face à une table basse. Je m'assis à ses côtés, le dos en avant, les coudes posés sur les genoux, tel un homme prêt à se confesser, tandis que lui me regardait toujours avec cette expression perplexe et interrogatrice. Je tournai alors mon regard d'ébène vers le sien, lui demandant avec un moindre sourire :

      « Tu veux un thé ? »


    Cette question eut le don d'exaspérer mon ami, qui soupira en me regardant d'un regard impatient. Je ne pouvais que compatir avec lui ; je lui avais demandé de venir jusqu'ici pour pouvoir parler, et une fois qu'il était présent, je ne disais rien, et ça... Il n'y avait vraiment rien de plus agaçant. Malgré tout, il prit son mal en patience et acquiesça.
    En silence je me rendais dans ma petite cuisine, d'où je ressortais quelques minutes plus tard avec un plateau, sur lequel trônaient théière, tasses et biscuits. Je posais tout ce nécessaire sur le guéridon, où je servais généreusement les deux tasses du liquide brûlant, et tendais l'un des deux récipients à Aoi, qu'il porta à ses lèvres sans attendre, mais étant encore bouillant, il s'avisa bien rapidement d'ingurgiter le breuvage. En posant sa tasse à côté de la mienne, il me demanda alors sans m'accorder un regard :

      « Alors, qu'est ce qu'il se passe ?
      - Honnêtement, je ne saurais dire moi même...
      - Un coup de blues ? Quelque chose te tracasse ces derniers temps ?
      - Peut être... En fait, je crois que j'ai réalisé quelque chose.
      - Ah oui ?
      - Ouais, je... »


    Lui dire ou ne pas lui dire ?
    Telle était la question en ce moment même. L'angoisse me nouait la gorge, les mots et la vérité formant une boule au fond de celle ci, refusant de sortir et de se révéler au grand jour. Mais je devais prendre conscience des choses, et je savais que je ne pourrais le faire qu'une fois que la sentence serait sortie, une fois que je l'aurais entendu dire de ma propre voix.
    Seulement, je craignais sa réaction. Oui, j'avais peur de ce que mon ami allait pouvoir penser de moi. Une telle révélation risquait de changer quelques peu notre relation, j'en étais conscient, et pour rien au monde je ne voulais que tout ceci change. Nous étions amis depuis notre enfance, et le moindre décalage, le moindre changement m'aurait était quelque chose d'insupportable. Pourtant, j'avais parfaitement conscience de la tolérance dont mon ami brun pouvait faire preuve, car au fil des années, il n'avait cessé de la laisser se manifester, malgré l'image que l'on pouvait avoir de lui, et c'était d'ailleurs sans nul doute la qualité que j'appréciais le plus chez lui : Ruki et moi pouvions lui dévoiler des secrets à peine imaginable, jamais il n'avait jugé et avait toujours accepté la réalité, sans qu'elle puisse influencer notre relation.
    Mais, il y avait un fait ; jamais je ne lui ai dévoilé quoi que ce soit à mon sujet, et de même à Ruki. Pas que je ne leur fait pas confiance, loin de là, mais mon caractère me pousse à songer que je suis quelqu'un d'inintéressant, et donc à me taire sur mes préférences ou mes histoires, préférant écouter les autres et être présent pour eux. Ça avait toujours été comme ça, mais je songeais qu'aujourd'hui, tout ceci devait changera. Garder ce sentiment pour moi m'était impossible, mais la difficulté à l'exprimer était telle que j'hésitais encore à l'avouer. Je me fichais que ce sentiment puisse être partager, je voulais seulement le laisser sortir. Mais encore eut il fallu que j'en ai le courage.
    Je me tournai alors vers lui, me redressant, lui attrapant les mains, comme si ce contact eut put me donner un certain audace pour faire mon aveu. Comment formuler mon impression ? Certes, je connaissais le mot, mais je ne voulais pas qu'Aoi soit troublé. Je devais en dire le moins possible pour éviter ceci. Malgré moi, mes lèvres articulèrent :

      « Je suis amoureux. »


    Mes yeux, ne pouvant sonder son regard sombre étaient posés sur nos mains respectives. Ça y est. Je l'avais dit. J'entendais ces termes résonner dans mes oreilles. J'étais amoureux. J'aimais. L'amour ne m'était plus quelque chose d'inconnu. Alors qu'une fois encore des larmes commençaient à couler de mes yeux, j'esquissai un grand sourire. Je levais alors le visage vers mon ami, pour voir quelle était sa réaction. Ses yeux étaient écarquillés, brillants d'une lueur que l'on ne lui connaissait que rarement, les lèvres arquées d'une expression étonnée :

      « C'est vrai ? demanda t-il, ne semblant pas encore réaliser.
      - Oui, je crois.
      - Et, mais de qui ?
      interrogea t-il, ravi.
      - Ça... répondis je gêné, regardant ailleurs pour éviter son regard, je préfère le garder pour moi pour l'instant.
      - Oh, je vois. Normal. »


    Soudainement, je me sentais beaucoup plus léger. Décidément, se laisser aller à la confession avait du bon, j'aurais certainement dût le faire auparavant, cela m'aurait empêcher de porter ce masque souriant et jovial au quotidien, car cette expression aurait été spontanée et naturelle. Bref, nous continuions à discuter le reste de l'après midi, de tout et de rien, sans que pour autant que j'en dise davantage. J'avais dit ce qui me tenais à cœur, et j'étais fier d'avoir eut un tel courage.

    Aux alentours de six heures, Aoi regarda sa montre et m'annonça qu'il allait rentrer chez lui car il avait encore du travail à terminer, et je songeai qu'il serait sage que je me mette au travail moi aussi, afin que ce que j'avais dit à Ruki ne soit pas un mensonge total. Sur le pas de la porte, il me dit avant de me saluer :

      « Kai, je suis content que pour une fois tu ais parlé de toi. Je suis vraiment honoré que ce soit avec moi que tu l'ais fait. Mais tu sais, en parler à Ruki serait peut être aussi une bonne chose, tu ne penses pas ? Après tout c'est aussi quelqu'un de confiance.
      - Oui, tu as raison,
      admettais je. Mais le fait est que je ne sais pas si je pourrais dire une fois de plus ce que je t'ai avoué aujourd'hui. Du moins, pas tout de suite.
      - Je vois. En tout cas, je ne lui en toucherai pas un mot, c'est à toi de le faire.
      - Je sais. Merci Aoi.
      - De rien. Allez, à lundi !
      - A lundi ! »


    Je lui étais terriblement reconnaissant pour son oreille attentive et sa tolérance, mais comme il l'avait souligné, je devais en parler à Ruki, et j'y étais déterminé. Quand le ferai-je ? Je n'en savais rien. La seule chose que je pouvais assurer était que cet aveux serait loin d'être simple...


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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Ven 13 Mai - 11:54

Manh dieu, j'ai zappé le chapitre 2. Honte à moi ! x) J'adore les chapitres ! Il manque plus que Reita si je ne m'abuse pour l'histoire. Fin je crois. J'ai plus la notion des prénoms de ce groupe. Mais sinon, j'adore toujours autant ta façon d'écrire, comment c'est raconter. Tout quoi. ^^
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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Ven 13 Mai - 13:04

J'ai posté les chapitres 2 & 3 en même temps. ^^
Merci en tout cas ! :D

Oui, il ne manque plus que Reita, mais il n'est pas près de faire son apparition pour l'instant. je préfère d'abord me focaliser sur ces quatre gugusses là & ensuite le faire entrer en scène.
Merci en tout cas de l'intérêt que manifeste pour ma fic'. :)
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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Ven 13 Mai - 18:50

AH ok ! xD Je croyais que tu l'avais posté y a ... pouh, longtemps. ^^
Oh mais de rien, tu sais, tu dois en être fière, car peut de fiction m'intéresse,
on va dire que je suis assez difficile pour qu'une histoire me plaise. C'est un
peu comme les films et drama ! xD Faut vraiment que ça m'accroche pour que
je puisse lire en entier ou regarder en entier. ^^
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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Mer 18 Mai - 23:16

Soit, j'en suis vraiment honorée ! ^^

Le quatrième chapitre ne saurait tarder.
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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   Dim 22 Mai - 12:52

Oki no problème ! ;)
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MessageSujet: Re: « Requiem for our Hopes. »   

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